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Conférence de presse résultats budgétaires définitifs.

13/01/2010

Guy Vanhengel

Discours vice-premier ministre Guy Vanhengel

Tout le monde s’en sera bien rendu compte : la crise financière et économique influe lourdement sur les résultats budgétaires des gouvernements du monde entier.

Lorsque je suis devenu ministre du Budget, en juillet 2009, le déficit budgétaire était estimé à plus de 6% du produit intérieur brut pour l’ensemble de la zone Euro. Ainsi, les gouvernements belges s’attendaient eux aussi, en cas de politique inchangée, à un déficit de près de 25 milliards d’€ (ce qui dépassait largement les 6% du PIB).

Finalement, nous avons clôturé l’année budgétaire 2009 avec un déficit de 20 milliards d’€, équivalant à 5,9 pour cent du PIB.

Cette prestation remarquablement supérieure aux prévisions faites six mois auparavant a pu être réalisée grâce au renforcement systématique des accords budgétaires entre les gouvernements belges :

- le 21 septembre 2009 – le Programme de stabilité complémentaire 2009-2011 introduit auprès de la Commission européenne

- le 30 octobre 2009 – Ajustement budgétaire 2009 et budget initial 2010

- le 15 décembre 2009 – Accord de coopération entre les gouvernements belges

Cette approche ferme illustre bien la gravité de la situation, certes, mais prouve par la même occasion que celle-ci n’est pas pour autant irrémédiable, à condition que chaque gouvernement fournit des efforts.

Que faisons-nous pour réduire le déficit ?

Même si le résultat de 2009 est encourageant, il n’y a bien évidemment pas de quoi pavoiser.

Pour 2010 et 2011, nous avons établi un budget prudent, mais ambitieux. Pour la première fois, les dépenses primaires en 2009 (i.e. les dépenses de l’état fédéral sans la charge d’intérêt) sont restées identiques à celles en 2008. Ce qui n’est pas facile à réaliser. Aujourd’hui, nous nous engageons à continuer de geler ces montants dans les années à venir.

Tout comme en 2009, le gouvernement fédéral tentera en 2010 de préserver un maximum d’emplois. Nous avons prolongé les mesures anti-crise, telles que par exemple la prolongation du chômage technique des employés, les permettant ainsi de maintenir le lien avec leur employeur. Nous avons également réduit la TVA dans l’horeca et prolongé le régime de la TVA à 6 pour cent dans la construction.

Nous nous trouvons aujourd’hui face à au moins deux défis de taille: le vieillissement de la population et la dette publique historique.

D’ici la fin de ce mois, nous devons élaborer un nouveau programme de stabilité. L’Europe nous demande de ramener le déficit en dessous des 3 pour cent dès 2012. C’est-à-dire un an plus tôt que nous l’avions prévu. Nous mettrons tout en œuvre pour nous approcher autant que possible de ce chiffre. Car les dettes actuelles peuvent constituer les impôts du futur.

Afin de garantir notre bien-être et celui des générations futures, il importe de ne pas dépenser les aubaines que nous attendons vu la croissance économique annoncée, mais au contraire de les utiliser pour réduire les déficits. Le sort des finances publiques ne repose pas uniquement entre les mains du fédéral. Nous attendons aussi des efforts des Régions et des Communautés. L'Europe considère la Belgique comme une entité. Le Gouvernement fédéral ne peut pas y arriver seul.



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