Le tout nouveau Vice-premier Guy Vanhengel emballe ses dossiers pour les déménager dans son nouveau bureau situé rue de la loi. “ Je ne quitte pas Bruxelles”, déclare-t-il, “Faire partie du Gouvernement fédéral est un avantage stratégique”.
Après avoir prêté serment le vendredi 17 juillet et le conclave gouvernemental à Val Duchesse en matière d'asile et d'immigration pendant le week-end, Guy Vanhengel se prépare à déménager dans ses nouveaux bureaux.

Ayant reçu de nombreux appels téléphoniques et emails de Bruxellois déçus de le voir quitter la scène politique bruxelloise, il a souligné lors de son discours d'adieu qu'il n'avait pas sollicité le poste de vice-premier de Belgique. « Mais lorsque l'on vous demande de devenir vice-premier, l'on ne peut pas refuser », déclare-t-il. « Il y a un avantage stratégique à passer au fédéral. Une grande partie des problèmes bruxellois trouvent leur origine au niveau fédéral. Je pense ici aux aspects financiers, institutionnels et communautaires. De nombreuses imperfections à Bruxelles qui peuvent être résolues qu'au niveau fédéral. Je ferai de nécessité vertu pour résoudre les problèmes où ils peuvent être résolus ».
Il donne deux exemples. “Les sans-papiers se trouvent majoritairement à Bruxelles. Lors du premier conclave auquel j'ai pris part, le cercle vicieux a été rompu et nous avons créé une certaine clarté en énumérant des critères concernant la régularisation. Plus important encore la question financière. “Malgré les importantes économies que la Région fera, elle ne réussira pas seule à sortir du rouge. 400 millions de moindre recette sur un budget de 3 milliards, ce n'est pas rien. Cette situation financière critique est la conséquence d'une crise général et surtout du crash du secteur de l'immobilier. Je plaide pour un mécanisme qui permettra à Bruxelles de fonctionner correctement avec davantage de moyens. Ce qui est une bagatelle pour le gouvernement fédéral, représente un monde de différence pour Bruxelles. En outre, je fais entièrement confiance à mon successeur Jean-Luc Vanraes, qui mènera le budget bruxellois sur la bonne voie. Lorsque les médias ont annoncé ma nomination en tant que Vice-Premier, je me trouvais en plein milieu des négociations concernant l'accord gouvernemental bruxellois. J'ai immédiatement constaté que je suis parvenu à réaliser plus rapidement certains souhaits. Plus encore, nous sommes à présent deux libéraux pour diriger les finances de Bruxelles et de la Belgique”.
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