Le football et le hockey à Pékin: les seules disciplines dont la Fédération est encore nationale |
15/07/2008 |
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Réponse du Ministre Guy Vanhengel au Parlement bruxellois
Voici sa réponse intégrale: Les valeurs du sport sont universelles et n'ont pas besoin de régime linguistique: parce que ce n'est pas aux sportifs à s'adapter aux politiques, mais l'inverse. Et la scission, c'est évidemment un même sport à deux (ou plusieurs) vitesses puisque la région qui a le plus d'argent formera mieux que celle qui en a moins. Dans le scénario d'une ligue flamande et wallonne, les équipes bruxelloises devront choisir pour une compétition flamande ou wallonne. Et ce, alors que l'organisation commerciale et sportive des équipes ainsi que la composition des supporters ne sont pas liées à une langue ou une communauté. Les clubs bruxellois devront donc faire un choix “non-naturel” pour eux. La même situation vaut pour le football de niveau inférieur et pour le football pour les jeunes. La composition et le fonctionnement des équipes de football sont souvent liés à une mixité des langues. Il est donc particulièrement difficile et délicat d'obliger les compétitions de catégories inférieures et le football pour jeunes à Bruxelles de faire un choix pour une communauté. Le fait de réduire la compétition belge à une ligue wallonne ou flamande, ne causera, sur le plan sportif et commercial que du tort à la qualité du football. (Prenons l'exemple des Gallois (Welhsman), depuis qu'ils organisent une propre compétition, l'on n'entend plus parler d'eux). En effet, si l'on veut rendre le football belge plus compétitif, au niveau européen et international, les solutions vont plutôt dans le sens d'une extension. Les raisons invoquées : au niveau commercial, seule une extension aura une influence positive (p.e. le sponsoring) au niveau sportif, la chance de jouer contre un adversaire de qualité augmente si l'on joue dans une plus grande compétition - grande dans le sens géographique. Jouer chaque semaine contre des adversaires de qualité aura une influence positive sur le niveau de technique de jeu, la rapidité du jeu, les capacités physiques des joueurs, les concepts tactiques, la professionnalisation des clubs.... Les investissements actuels de la Communauté française et flamande dans l'infrastructure et le fonctionnement du monde sportif bruxellois sont fort limités jusqu'à ce jour. Il ne faut dès lors pas s'étonner qu'au cours de ces dernières années, la Région a de plus en plus souvent été amenée à prendre ses responsabilités dans des dossiers tels que le stade du Heysel, l'infrastructure pour jeunes du Sporting Anderlecht et du FC Brussels et de bien d'autres disciplines et clubs sportifs. Dans son interpellation, Madame De Pauw mentionne que la Communauté flamande soutiendra la ligue flamande de football à hauteur de 5,5 millions d'euros. 2 millions d'euros seront destinés à la ligue même et 3,5 millions d'euros seront à répartir par le biais d'autres canaux entre autres pour les jeunes. Pour 2008, le gouvernement a débloqué un peu plus de 4,3 millions EUR pour soutenir la formation de jeunes sportifs dans les clubs de football de la capitale. 830.000 EUR supplémentaires sont destinés à soutenir les clubs de sport amateurs, toutes disciplines sportives confondues. L'initiative de notre gouvernement est de consacrer chaque année une enveloppe d'au moins 3,5 millions EUR. Il dit même très clairement qu'il y a de la place pour d'importants dossiers (dont celui du stade) pour Bruxelles... mais pour cela, il faut créer une ligue de football flamande! Pour le football amateur et le football pour jeunes, le soutien financier annoncé de la Communauté flamande n'est pas astronomique. Si le football belge ainsi que la Ligue souhaitent se professionnaliser, cela ne pourra pas se faire exclusivement avec l'argent de l'état mais avec davantage d'attention pour des synergies commerciales et la professionnalisation de la propre politique. A la question de savoir quelle solution choisir, je ne peux donner qu'une seule réponse censée : rien n'a encore été décidé. C'est l'intervention politique qui pose un problème. La relation entre les Néerlandophones et les Francophones sur le terrain est optimale. |